
Quand je suis arrivée à Nontron en septembre, ma première rencontre avec le territoire a pris la forme d’une immersion aux côtés d’Isabelle, Hélène, Marine, aides-soignantes et infirmières à domicile.
L’intimité des lieux de vie qu’elles traversent, les récits qu’elles stimulent et l’ensemble des gestes qui les accompagnent semblent souvent dépasser le cadre officiel de leur pratique, s’attelant non seulement à soigner des corps, mais aussi à maintenir des sociabilités et des mémoires.
Le monde rural m’apparaît ainsi d’abord à travers des formes d’attention et de soin qui semblent alors aussi essentielles pour le territoire qu’elles restent pourtant, d’après mes récentes acolytes, rarement considérées et visibilisées.




























