
Comment la création peut-elle accompagner l’entraide entre les habitant·es de Sainte-Rose après une catastrophe naturelle, dans un contexte d’isolement numérique, matériel et émotionnel ?
Après le constat de À Sainte-Rose les catastrophes naturelles marquent le paysage par leur force, Cette force a généré l’Ékol Koudvan qui propose des protocoles de création post-catastrophe : des ateliers dans les écoles, les médiathèques, les maisons et les associations, pour transformer un moment de rupture en espace de partage, d’écoute et d’invention. Ce projet mêle parole, fabrication, émotions et entraide pour inventer d’autres manières de faire face. Sainte-Rose est un territoire réunionnais à la fois reculé, résilient et exposé.
Cyclones, coupures, inondations : ici, la catastrophe fait partie du quotidien, du paysage, de la mémoire collective. Pourtant, à chaque nouveau passage du vent, de feu ou de l’eau, c’est l’organisation de la vie qui est bouleversée : plus de réseau, plus d’électricité, plus de repères. L’isolement est brutal, surtout pour les plus fragiles. Mais si ces événements extrêmes peuvent aussi générer autre chose ? Des méthodologies de lien, d’entraide, de création partagée ?
L’Ékol Koudvan affirme que les catastrophes peuvent générer autre chose que du manque : elles peuvent fabriquer des méthodologies de création, en lien avec les spécificités des milieux insulaires, leurs savoirs situés, leurs manières de se réinventer.












