
Comment redonner une place aux piétons dans une ville pensée pour la voiture, tout en valorisant les lieux culturels existants et en amorçant la réactivation d’un espace public en veille ?
Le pôle mobilité du projet s’est attaché à réinventer l’accès piéton au Karé Culturel Tamponnais, en réponse au manque d’aménagement pour les marcheurs. En créant une entreprise fictive, ACU – Aménagement Créatif Urbain, nous avons dessiné un parcours artistique et temporaire reliant les lieux culturels de la ville. Une manière de rendre la marche visible, d’amorcer la réactivation du cinéma Eden et d’interroger plus largement les enjeux d’accessibilité urbaine.
Au Tampon, marcher est un acte minoritaire. La ville s’est construite autour de la voiture : peu de trottoirs, une circulation rapide, un relief escarpé. Pourtant, à travers la marche, une autre lecture de la ville s’ouvre : plus attentive, plus sensible, plus connectée aux lieux. C’est de ce constat qu’est né le pôle mobilité du projet, avec l’envie de redonner une place aux piétons tout en valorisant le tissu culturel déjà existant.
Nous avons imaginé ACU – Aménagement Créatif Urbain, une entreprise fictive, sorte de service d’intervention artistique légère. Elle déploie des outils de signalisation poétique et de marquage au sol pour tracer un nouveau parcours dans la ville. Ses "produits" ? Des cartes de visite, des mâts de visibilité, des tenues de traçage, un accompagnement des désirs de mobilité, et surtout, une étoile comme base d’un tracé au sol : constellation éphémère qui relie entre eux les lieux culturels du Tampon.













