Les ateliers de co-création ont été menés avec comme support un jeu de médiation inspiré de notre diagnostic et ouvert librement au public avec 3 temps de médiation dédiés. L’objectif principal de cette méthodologie de projet consiste à ouvrir la discussion entre les participants pour identifier des envies ou des besoins pour le territoire, confirmer ou infirmer des éléments de diagnostic et affiner des pistes de projet. Elle permet également de sensibiliser et informer de manière informelle.
Le jeu de médiation proposait des cartes acteurs (professionnels et profils habitants caractéristiques du territoire), des cartes lieux (les différents espaces naturels forestiers et agricoles ainsi que les typologies bâties récurrentes), des cartes actions (propositions ciblées d’action et d’aménagement à mettre en oeuvre, à compléter en fonction des parties jouées). Le jeu, sans règles prédéfinies, offre la possibilité de s’adapter aux participants en mobilisant, au choix, les tuiles lieux comme support spatial à l’élaboration d’un scénario de projet, les cartes acteurs comme point de départ d’un jeu de rôle, les cartes actions comme autant de pistes créatives à développer sur des lieux ou avec des acteurs identifiés.
Les thématiques principales émergées des différentes parties jouées (individuellement ou en groupe) concernent l’éducation (à travers des actions de sensibilisation, des parcours pédagogiques, l’école du dehors), le tourisme et les loisirs en forêt (via des aménagements légers souvent convergent vers de la sensibilisation au milieu naturel), la production alimentaire (en forêts cultivées ou portée sur les essences arboricoles domestiques de vergers). La nature des projections sur ces thématiques a révélé des formats de projet de services (à dominante publics ou associatifs), axés sur une mise en réseau de micro-projets (souvent disséminés dans des lieux de nature différentes et permettant de se compléter à des échelles différentes). Par exemple: une forêt communale avec un sentier éducatif, une ancienne ferme pour accueillir un artisan travaillant les essences locales et une boutique vacante de centre-bourg pour valoriser ses productions. Enfin, des pistes de mutualisation de moyens de production (pour les métiers du bois, pour la transformation comme pour l’exploitation sylvicole) ont émergé.