Design des territoires

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Paysages au quotidien & Paysages du sacré

  • Design des mondes forestiers
  • Date/Période :
    Du 20 octobre 2024 au 18 juin 2025

    Auteur(s)/Autrice(s)

    Résident(s)

  • Emma Laval
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" Souvenirs de la colline aux juments ", Paysage du quotidien

Au creux de la vallée de la Schwalb, nous avons vécu 10 mois. Lovés dans les rondeurs de ces collines, bercés par le bruit de l’eau, nous avons regardé mois après mois le paysage changer. Le ciel changeant ses humeurs au fil d’un long hiver froid et humide. À l’arrivée du printemps, le soleil réveilla le bleu intense du ciel et des collines verdoyantes. Parfois, l’on montait sur cette colline pour regarder le moulin et sa vallée. De là-haut, l’on comprenait le parcours de ces chemins suivant ces nombreux filets d’eau. Au détour d’un chemin de terre, des objets à la croix haute perchée contemplent le paysage. Ils parsèment le territoire, et rappellent le travail de ces mains qui ont taillé et gravé la pierre rose du grès. Silencieux dans le paysage, ils conservent un passé secret, une blessure douloureuse. Accolés aux murs chauds des maisons, ils sont des phares dans le paysage. Repères immobiles d’un territoire vivant, ils sont la mémoire d’un passé à oublier et d’un paysage à panser.

Souvenirs de la colline aux juments

“Souvenirs de la Colline aux juments” est un recueil de vues dessinées au fil des mois de la colline face au moulin d’Eschviller. Cette exploration plastique en couleur, au pastel gras, m’a permis de garder en mémoire les évolutions temporelles et climatiques de notre cadre de vie.

Ce travail sensible retranscrit une lecture personnelle des paysages du Pays de Bitche, ces paysages devenus quotidiens.

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Mosaïque des cartes dessinées, couleur pastels gras et mine graphite, d'octobre 2024 à juin 2025

Les paysages du sacré, au fil des calvaires dans le Pays de Bitche

Ce travail découle d'une attention aux monuments de grès appelés Calvaire qui parsèment le territoire depuis des siècles. Ces objets ont une portée historique et religieuse, et conserve une mémoire de ce passé au fil des temps. Le projet vise à porter un regard sur des enjeux de transmission de l'histoire du territoire, mais surtout d'interroger et de poser un nouveau regard du paysage entourant ces objets sacrés.

Par une mise en récit d'un recueil photographique et illustrés de calvaires collectés au fil de mes pérégrinations de terrain. Tous ces calvaires racontent des histoires, pour certains leur histoire m'ont été transmises, d'autres conservent un mystère. Prêter attention à ces objets immobiles et silencieux se concrétise par le déploiement d’un petit livret illustré qui garde, eux aussi, la trace de mes souvenirs passés durant ces derniers mois ici.

Dessiner les paysages du quotidien vue depuis les calvaires

Ces calvaires offrent une occasion de s’arrêter et de porter une attention au paysage et à leur mémoire. Ce travail révèle les détails gravés sur ces pierres. Je me sers de ces objets comme chevalet pour révéler sur la feuille le grain du grès comme empreinte des lignes de force qui dessinent le paysage. Ces dessins traduisent le paysage regardé par ces calvaires. Réalisé à même l'objet, ils conservent l'empreinte du grès, de la pierre locale, mais aussi des gravures, des gestes de taille et d'ornementation.